vendredi 29 mai 2009

Les trois autres statues de la mairie

Le génie dégrossissant le masque de Jupiter : non il ne frappe pas le dieu des dieux, il sculpte son visage avec un burin : mais où est-il ?

Ci dessus, Nymphe de Diane qui n'a besoin que d'un ravalement
Ci dessus L'Apôtre qui n'a besoin que d'un ravalement.


Pour clore le temps d'un temps ces pages sur les statues, je veux vous présenter les autres œuvres de la mairie. Il y a quelques messages, c'est de Giotto enfant dont il était question. Dans celui ci, je souhaite faire état de l'Apôtre (Raoul Larche vers 1880), de la Nymphe de Diane (Jean Louis Rispal vers 1920) et du Génie de la sculpture dégrossissant le masque de Jupiter (Maggesi vers 1830).
Deux d'entre elles sont dans un état correct voir même dans un bon état général. L'autre a perdu quelques membres et son sens premier est corrompu par les dégradations du temps et la passivité des services municipaux. Alors le message sera clair et sans appel : n'attendons pas de voir la corrosion se poursuivre ou commencer, restaurons ces statues et nous serons tranquilles pour les années à venir : nous avons tout à gagner à prendre soin de ce patrimoine ornemental : il est trop maigre à Bordeaux pour que nous puissions laisser de côté une œuvre quelconque !

jeudi 28 mai 2009

Il en manque un petit bout...


La corrosion n'est pas le seul souci que "se traîne" la fontaine. En effet, si nous regardons des photos datant d'il y'a environs quinze ans, nous nous rendons vite compte que la partie supérieure du monument manque à l'appel à l'heure où j'écris ce message. Voici une raison supplémentaire pour passer à l'action est redonner à la place une "fontaine complète"...

La photo jointe nous permet de distinguer la partie manquante et par la même nous montre avec précisions, les visages aujourd'hui quasiment disparus.

La fontaine du Parlement


Les statues ne sont pas les seules à subir tantôt les ravages du temps, tantôt le désintéressement des services municipaux. Si vous vous enfoncez dans le cœur historique de la ville, vous tomberez aisément sur la place du Parlement qui à en son sein une fontaine du même nom. Du Second Empire, elle alimentait les bordelais en eau. Aujourd'hui, merveille de "décoration urbaine", elle risque de perdre définitivement de sa superbe si on n'entame pas une restauration prochaine. La meilleure solution à mon goût constituerait au remplacement du monument par une copie comme cela se fait déjà dans certaines villes à l'image, par exemple, de la fontaine des Trois Grâces de Montpellier dont l'originale se dresse fièrement dans le vestibule du théâtre municipal.
Plus tôt cette entreprise sera effectuée, moins la corrosion affectera le faciès des éléments décoratifs ornant chacun des côtés comme le montre la photo présentée plus haut.

Message d'une statue en détresse

La statue est de Maggesi, date d'environs 1830 et représente Giotto enfant.
(Cliquez sur la photo pour une image plus grande, la dégradation est stupéfiante)

Alors que je commençais les précédents articles sur la statuaire de Bordeaux, je repensais aux quelques spécimens des jardins de la mairie et me décidais donc de publier un article sur la question. En me rendant dans les dits jardins, je tombais des nus en voyant une d'entre elle. Dans l'ensemble, aucune des quatre ne peut se vanter d'un entretien extraordinaire. Bien au contraire, mais celle là dépasse l'entendement. La photo que je vous présente ne sera peut être pas sans vous rappeler les malheureuses momies de plâtre de l'antique ville de Pompéi. Sans vouloir trop prolonger les détails macabres, l'image que la statue renvoie est assez proche de la putréfaction. Bref, vous l'avez compris, il s'agit là d'un bout de patrimoine urbain en détresse. Alors, et au moment où la mairie vient de subir un ravalement, peut on laisser, face à nos municipaux, de pareils dégradations se produire ?
J'espère que non et que très vite le dieu de la restauration se réveillera pour s'attarder sur le cas de ce nouveau patient...

mardi 26 mai 2009

L'enlèvement d'Iphigénie par Diane




D'autres statues que celle de Léo Drouyn ne peuvent prétendre à un aussi "bon état". Ainsi, nous avons l'exemple de L'enlèvement d'Iphigénie par Diane (1880, Félix Soulès) qui se trouve dans le parc bordelais autrefois placée dans les jardins de la mairie. L'état désastreux dans lequel la sculpture se trouve me fait rougir de honte lorsque je la présente à nos chers touristes et que je m'entends répliquer : "on ne peut pas dire que vos statues sont une priorité par ici". Affront suprême, c'est ma fierté de bordelais qui en prend un coup et celle d'historien qui ne peut lui donner tort...
Alors, espérons que les services municipaux se presseront d'intervenir pour une restauration prochaine avant que la corrosion n'intervienne trop dans le camouflage définitif des visages si délicatement sculptés et que le bras ne tombe, suivant l'exemple de feu sa jambe...

Léo Drouyn


Avant d'écrire dans les messages à venir une biographie du personnage, je tiens à éveiller votre attention sur l'état de son buste. Celui-ci se situe place Pey Berland, derrière la cathédrale. L'emplacement n'est pas d'origine puisqu'il se situait autrefois à l'extérieur des grilles qui aujourd'hui l'entoure.
Toujours est il qu'à l'image de nombreuses autres statues ou fontaines de Bordeaux, Léo Drouyn subit les tortures de la corrosion. Néanmoins, de tous, il n'est pas celui qui en souffre le plus, ce qui en fait donc la restauration la plus facile : il ne faudrait donc pas attendre qu'il ressemble à une tête sans visage (cas le plus commun)...
Je vous laisse seuls juges avec les photos ci dessus.

Monuments aux mobiles de la guerre de 1870-1871, état actuel